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WeGoFunk |
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Funk, Soul, Jazz, Latin and Afrogrooves magazine - We Go Funk !
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Magazine numérique autour des cultures funk : funk, soul, jazz, afro, latin & nu grooves. Interviews, chroniques, articles, annuaires, agenda et bonnes adresses. We Go Funk !
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John Lucien - Rashida - 1973
Un disque qui a la senteur d?une ile sur laquelle vous auriez échoué..
On aura localisé le reste d?une embarcation au bout de quelques mois, tenté vainement de retrouver votre trace..
Vous vous cachiez en fait, certain maintenant de la préciosité de votre existence sous ces merveilleuses latitudes.
On comprend immédiatement dès les premières secondes de cet album pourquoi je me plais à utiliser ces références : il, s?agit là de l?exotisme le plus raffiné qui m?a été donné d?entendre.
Le jazz et la soul passent ici la bague au doigt de la bossa pour que jamais plus elle ne la quitte..,
L?union célébrée tout le long de ce joyau est des plus envoutante , le timbre de Jon Lucien, planant au dessus des violons, ces ch?urs féériques telles des sirènes, et cette alternance de compositions graves et légères. Tout n?est que majesté?
Vous réécouterez cet album inlassablement
Avec ce même souvenir de sable blanc..
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You're so good woman
Barbara Lynn est une éternelle groupie. Adolescente, elle écrivait des chansons dans sa chambre en rêvant qu'elle épouserait Elvis Presley. Quarante ans plus tard, lors de la remise d'un trophée d'honneur consacrant sa carrière, elle saute dans tous les sens car elle a pu approcher Lauryn Hill.
Pourtant, à l'écoute de sa voix, on réalise qu'elle n'a rien à envier à personne. Et que sa modestie est à la hauteur de son talent. Simplement immense.
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Pour les fans de Syl Johnson
Le fameux label Numero Group connu pour ses superbes compilations et rééditions (travail pointu, livrets somptueux et surtout la mise en lumière de raretés de grande qualité) vous propose l'intégrale des singles de Syl Johson sortis avant sa signature chez HI.
Le coffret comprend 6 disques vinyles (LP) et 4 cds ainsi qu'un magnifique livret et autres goodies.
Vous cherchez une idée de cadeau ?
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Uptown Chicago by Waxist Selecta

De retour de Chi-Town, Waxist Selecta vous propose un nouveau mix !
Vous pouvez découvrir d'autres mixes sur waxistseletor.podomatic.com
Tracklisting :
Minnie Ripperton - Baby This Love I Have (VA Underground Funk LP / Not On Label)
Little Junior Tucker - Book Of Love Version (7" / 56 Hope Road)
The 5 Stairsteps - Throwin Stones Atcha (2nd Resurrection LP / Dark House Records)
The Vast Majority - Move It (Move It! LP / D&M Sound)
Family Tree - Family Tree (12"/ Anada Records)
Eddie & The Movements - Alive and Kicking (VA Disc'o'Lypso LP / Transair)
Biosis Now - Independant Bahamas (VA A Nation Is Born LP / Private)
Bro Valentino - Big Apple (On Target 12" / Makossa)
Wilfried Salomon & The Magnetics - Stand Firm! (At The Fabulous Xanadu Beach Hotel LP / Private)
Frankie Zhivago - The Age of Flyin High (7" / RAM)
Touch - Energizer (Energizer LP / Brunswick)
Kalyan - Disco Reggae (12" Promo / MCA Records)
Steve Marshall - Maintain (Disco version) (12" / Dopebrother Records)
Direct Current - Everybody Must Party (12" / TEC Records)
Shelia Hylton - Disco Reggae Beat (12" / Harry J Records)
Fantastic Four - I Got To Have Your Love (7" & 12" / ATCO)
William Hudson III - Love So Great (Introducing LP / Private)
The SugarHill Gang - 8th Wonder (12" TEST PRESS / Not on Label)
Darwin's Theory - Funky Sounds (Same LP / Lotus Land)
Arturo Sandoval y Su Grupo - Summer Time (Same LP / Areito)
La Crema - Cisco Kid (El Party Con La Cream LP / UA)
Aura Urziceanu - Reza (Oh My Love LP / Electrecord)
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Un nouveau single pour Gloria Scott
Après un retour triomphal à la 4ème édition du festival Baltic Soul Weekender
et un live, le label Red Soul publie un maxi intitulé "That's The Way Love". On y trouve notamment un mix signé Tom Moulton comme à la belle époque.
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Interview - Michael Leonhart 07.06.10
Fils de musiciens et lui-même musicien émérite et surtout précoce, Michael Leonhart est un ovni total dans la galaxie Soul-Funk de Brooklyn avec laquelle il évolue.
D?abord de par ses collaborations avec un panel d?artistes tous plus différents les uns que les autres (Yoko Ono, A Tribe Called Quest, Steely Dan?), ensuite parce que là où ses collègues développent des projets parallèles avec la Black Music comme ligne directrice, Michael envoie « Seahorse & the Storyteller », véritable opéra ?concept- groovy débordant d?ambiances et d?influences. Pour cet album difficilement descriptible mais résolument fascinant, Michael a spécialement mis sur pied Avramina 7, autre super-groupe qui rameute les habituels échappés des Dap-Kings- Budos Band - Antibalas ? Expressions ? El Michels Affair et tout ce qui s?en suit (Tom Brenneck, Dave Guy, Homer Steinweiss, Luke O?Malley, Nick Movshon, Leon Michels, Toby Pazner...).
De passage à Paris pour supplanter Dave Guy dans ses habits de trompettiste de The Expressions, le backing-band de Lee Fields, l?occasion était trop belle de rencontrer cette créature décidemment seule représentante de son espèce qui, en plus de parler un français riche, se permet de lâcher quelques références assez inhabituelles. Et même de vanner dans notre langue. L?insolent.
 Commençons tout de suite par cette histoire de Grammy Award que tu as reçu encore ado !
Ca date de quand j?étais au lycée, j?avais 17 ans et je jouais dans un groupe qui en fait réunissait tous les meilleurs musiciens des différents lycées. Dans ce groupe devait être élu « le meilleur musicien High School », et c?est moi qui l?ai été.
La cérémonie a eu lieu une semaine avant celle des Grammy et la récompense m?a été remise par Henry Mancini dont je connaissais juste un peu le nom alors qu?aujourd?hui je suis un gros fan des ses disques ! Faut dire qu?à l?époque j?étais un peu myope dans mes goût jazz, pour moi Mancini c?était « toutoum toutoum toutoum » (NDR : thème de la Panthère Rose, rend très mal à l?écrit) et donc je n?ai pas pris le truc à 100 % au sérieux. Les jours qui ont suivi la remise de ce Grammy ont été complètement dingues car, en plus de la récompense elle-même, je suis passé sur ABC News où j?ai été choisi comme « Personnalité de la semaine » au milieu de Gorbatchev et d?autres personnes toutes aussi importantes !
Ca fait donc un moment que tu es dans le milieu de la musique?
Quelques années plus tard, je devais avoir environ 20 ans, j?ai tourné avec Steely Dan puis je me suis retrouvé à faire des arrangements sur leurs albums. Je suis d?ailleurs co-producteur du prochain album solo de Donald Fagen, on va passer les 6 prochains mois dessus. J?ai aussi été musicien sur des concerts avec James Brown ou Bill Withers.
Au final tu joues de combien d?instruments ?
Je joue de la trompette, pas vraiment du trombone même si je peux sortir quelques notes dont j?ai besoin. Je joue aussi du clavier, des percus, de la batterie. Bon la batterie j?en joue comme un freak ! Disons que j?ai mon propre style?
Parlons de ton album, Seahorse & The Storyteller. Il est un peu??étrange? !
Il y a quelques années je suis tombé sur un truc sur les hippocampes qui expliquait que chez eux c?était le mâle qui portait les petits. J?ai eu envie de faire quelque chose à partir de ça donc j?ai noté au fur à mesure des idées dans mon journal. C?est devenu petit à petit des paroles de chansons que j?ai connectées avec des grooves que j?avais en tête, des grooves sans aucunes mélodies. Et là c?est devenu une sorte de film dans ma tête.
C?est donc quelque chose que tu réfléchis depuis longtemps ?
Tu sais, tout ça ne m?a pas pris énormément de temps, en tout cas en ce qui concerne la musique. J?en écris partout où je suis ! Dans les avions, quand je suis en tournée ou même dans la rue, pour moi c?est facile. En revanche ce qui est beaucoup plus difficile ce sont les paroles étant donné que j?ai énormément de respect pour des gens comme Gainsbourg, Dylan, les écrivains ou encore les chanteurs qui écrivent des paroles avec du sens et du contenu. Les paroles peuvent me prendre trois ou quatre mois, non pas parce que je suis très perfectionniste, mais parce que je ne suis pas assez doué pour ça ! Je peux parler couramment avec la musique et les riffs, pour les paroles c?est parfois un combat ! Après pour ce qui est de l?enregistrement ça va très vite, je fais ça depuis des années dans mon studio ou dans d?autres donc ça va, je suis assez à l?aise. Mixer me prend ensuite une semaine. Mais pour tout te dire, ce disque est le 1er album d?un projet de trilogie avec ces personnages et ce concept. J?ai déjà les titres et les idées, c?est comme Star Wars !
Donc tu connais déjà la fin ?
Non, pas la fin. J?y réfléchissais d?ailleurs encore hier dans l?avion. Disons que j?ai des idées et je suis surtout très inspiré à l?idée de faire encore 2 disques avec ce groupe. Voire plus ! On travaillera peut-être encore ensemble sur d?autres projets, on fera peut-être comme le Splendid avec le Père Noël Est Une Ordure et les films qui ont suivi ! J?aime l?idée d?être un groupe avec chacun ses caractéristiques et sa personnalité, un peu comme Duke Ellington qui avait un groupe de 17 personnes et qui composait en fonction de chacun. Quand j?écris, je pense à untel qui va jouer de la guitare, untel de la basse?
 T?as d?ailleurs embarqué toute la mafia de Brooklyn dans ce projet qui est tout de même beaucoup moins Soul-Funk que ce qu?ils sont habitués à faire avec les Dap-Kings, El Michels Affair, Budos Band, etc?
Ils ont pourtant dit oui tout de suite. Ils sont tous très ouverts et en plus on se connait tous depuis plus de 10 ans donc à force il y a entre nous une sorte de fraternité. Mais je crois quand même qu?ils me regardent parfois comme l?enfant terrible de la famille, le mec un peu bizarre, « est-ce qu?il prend de la drogue ou pas » ? Alors qu?en fait non, tout ça est naturel.
Les voix sont une partie importante de l?album, on dirait parfois qu?elles planent voir qu?elles hantent les morceaux?
C?est ma femme et moi qui avons fait les voix, je ne te cache pas que cette envie vient sans doute des albums de Serge Gainsbourg avec Jane Birkin. Sur toutes les parties où je chante, il y a aussi derrière la voix de ma femme ce qui donne une sorte d?effet fantôme sur la mienne. Mais je crois aussi qu?il doit y avoir inconsciemment une partie de moi qui a peur d?être seule au micro. J?aime beaucoup les trucs à la Fela où il chantait en ayant un ch?ur de femmes derrière lui, Gainsbourg a fait quelque chose de similaire sur l?album Percussions.
Ton album est très produit et très léché, avec ce genre de travail à quel moment on se dit « stop c?est terminé » ?
Léché ? Ca veut dire quoi ?
Très travaillé, peaufiné, que le moindre détail compte. Du verbe "to lick" en anglais !
Humm ça j?aime bien ! (rires) En fait je fais tout instinctivement et surtout je sais ce que je cherche. Avant je faisais les choses assez vite, maintenant j?essaie de ralentir un peu pour éviter d?être nerveux en studio et surtout pour profiter de l?instant. Quand on arrive en studio, j?ai déjà 90 % de ce que je veux faire dans ma tête, c?est un peu comme un réalisateur qui avant de filmer fait son story-board. Je sais déjà le son que je veux, reste ensuite à le trouver. On change le son de la caisse ou des choses comme ça. Une des dernières sessions que j?ai faites c?était avec Leon Michels au sax ténor et Cochemea Gastelum au baryton, on s?était calé 1 h 30. On a discuté un peu des parties de chacun, de ce que je voulais faire, et puis on s?est dit « ok, on enregistre cette répéte et on voit ». Les deux ont soufflé, c?était bon direct ! Tu vois le truc ? Si c?est bon tout de suite on le garde, pourquoi chercher à le refaire ? C?est sur que l?album est très arrangé mais dedans il y a beaucoup de choses très spontanées?
Le fait que tu m?aies dit que cet album était le début d?une trilogie change le ressenti que j?ai eu en l?écoutant. Je trouvais que le dernier titre «Dragonfish » ouvrait la porte à l?imagination alors que d?après ce que tu me dis, il ouvre la porte sur le 2ème album?
Concernant ce titre, j?étais un peu septique. Je me demandais s?il marchait bien avec le reste. Je l?ai fait écouté à Leon (Michels) qui lui en était convaincu donc on l?a laissé. Mais je trouve que ce titre c?est un peu le mouton noir de l?album, il ne colle pas exactement avec le reste mais il fait partie du film. En fait, et c?est la première fois que je dis, ce dernier morceau annonce la naissance d?Enzo qui sera le personnage principal de Seahorse Part II. C?est un album qui sera plus afro.
C?est pas évident de faire vivre cet album en live?
C?est difficile, ça fait tout de même 16 musiciens sur scène?On a fait une dizaine de concerts avec 4 chanteurs, 2 percus, un tabla, et la section rythmique.
Mais quand tu auras fait la trilogie tu pourras faire un grand concert où vous jouerez les 3 à la suite !
Ouais, un truc comme Jean-Claude Vannier avec L?enfant Assassin des Mouches ! Je crois qu?actuellement jouer l?album dans sa continuité sur scène, c?est quelque chose qui ne marche pas. Sur disque oui mais sur scène il faut, je crois, privilégier l?énergie plutôt que d?essayer de jouer les chansons dans l?ordre pour garder toute la cohérence de l?album. On a fait ça, jouer l?album dans l?ordre, avec Steely Dan et c?était assez énorme, j?en avais la chair de poule mais ça ne marche que lorsque le disque est très connu.
Ca va venir?
Propos recueillis le 07.06.10
Merci :
- Differ-Ant (Pascaline + Lena + Sylvain)
- Ter A Terre Crew
- Fealgood
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Monsieur Barry White
Nous marchions un soir sur la croisette à Canne avec Eric, il y a de cela déjà quelques ?années..
Petite brise, on refaisait le monde pour la centième fois..
On s?approche de ces magnifiques bateaux, ça brillait de partout, des palaces flottants, pas des embarcations de pêcheurs !, des bateaux majestueux que l?on regarde en se disant que l?on n?aura définitivement aucunes chance de monter la haut un jour..
C?est ainsi, le monde se sépare en deux catégories bien distinctes
Mais ce plaisir des yeux? toujours ce plaisir qui reste gratuit lui, et qui parfois réussi à certain au point d?alimenter cette soif d?ascension, ce dire que peut être en rêvant très très fort, il serait possible d?accéder à ce luxe, à cette vie insouciante , et danser comme le font ces gens la haut sur une musique festive, une flute de champagne à la main, ignorant que là, tout en bas, deux types vous regardent, mais n?envient pas cette insolence..
C?est à ce moment précis que nous tendons l?oreille, et médusés, on fini par très bien distinguer maintenant ce qu?ils écoutent.. « You?re The First, My Last, My Everything » de Barry White..
Ce qui aurait du rester un simple détail se transforme aussitôt en analyse..
Oui, Barry White apparait comme la seul star qui restera éternellement adulée pas deux extrêmes, et l?occasion était trop belle pour que l?on se priva d?une discussion sur ce thème..
Barry White, moi, je l?ai découvert il y a bien longtemps, alors qu?il affichait tubes sur tubes dans les années 70... Dans la cité, ont ne pouvaient pas y échapper, vous aviez les fans de funk, de soul, de disco, de rock parmi lesquels se trouvaient déjà des collectionneurs en herbe qui avaient deux ou trois disques de Barry, ceux là même qui distillaient homéopathiquement des copies sur k7
Cet artiste bénéficiait curieusement d?une aura qui le mettait sur un piédestal, le genre de statut qui nait on ne sait trop comment ni pourquoi..comment dire?il avait la classe..
Oui, c?est ça, la classe? une voix imposant comme une sorte de respect, vous captivant pour mieux vous acculer à découvrir une ?uvre de 7 mn dans laquelle les violons se mariaient pour la toute première fois aux guitares?des arrangements millimétrés construits comme des suites, laissant la part belle aux instruments auxquels ce compositeur donnait une toute autre importance?Un orchestre dirigé de main de maitre, faisant entrer dans ces immeubles ou nous vivions, une musique élégante et soignée, et chantée sincèrement.
S?approprier la musique de Barry White, c?est entrer dans un univers ou l?amour est roi, un sujet eternel dont il ne s?éloignera jamais, agaçant certain qui n?auront vu en lui qu?un artiste se complaisant dans un même thème à chaque disque..
Je me souviens très bien à ce propos de cette interview qu?il avait donné à Rock & Folk dans les année 80, lors de la sortie de Show You Right.. Le journaliste lui pose vers la fin la question de savoir pourquoi diable n?a-t-il jamais chanté autre chose que l?amour, alors qu?il existe des sujets autrement plus préoccupants !!
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Pour toute réponse, il renvoie le jeune journaliste dans les cordes en lui infligeant un « Mais que connaissez vous de l?amour monsieur ? »
Oui, que connaît on de l?amour finalement ?
ll semblerait qu?il fut le seul à avoir élevé cet art si haut , pour qu?enfin il fut pris au sérieux..
Vous noterez également qu?il n?est pas rare d?entendre des gens découvrir enfin la musique de ce grand artiste sous un jour nouveau, et comprenne enfin la douleur exprimée dans « Bring Back My Yesterday », ou se prendre une claque définitive en écoutant « Your Love, So Good, I Can TasteIt »..
Ils existe évidemment des sujets, des thèmes plus politiques, plus propices à la réflexion, mais on n?en n?a jamais voulu ni à Chopin, ni à Mahler d? avoir été à leur époque les prodigieux interprètes de ce que d?autres n?avait pas le génie de décrire aussi bien?
Et finalement, comment peut on juger ainsi l?écriture d?un homme qui aurait été responsable en partie du Baby-boom des année 70 ?non, tout ceci n?est pas sérieux..
Une discographie si riche et diverse, des numéros un par dizaine, des disques d?or comme s?il en pleuvait devrait suffire à faire taire toute ambigüité, mais la rivalité ainsi que l?ignorance auront toujours raison des esprits les plus étroits?
Reste maintenant près d?une quarantaine d?albums pour convaincre les plus entêtés, des albums parmi lesquels certains resteront indissociables de la vie, du parcours de ces quelques personnes qui lisent ces lignes , et qui tiennent à dire haut et fort le bonheur que ça a été d?avoir pu découvrir très tôt la musique de cet homme, et le service qu?il a pu leur rendre en un sens?
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Je joins cette vidéo, extraite d?un concert donné le 31 Décembre 1987 au Zénith, il est minuit pile, il entame le « Love Theme »
J?étais là avec Eric?
Dans la foule, une chose que j?étais absolument certain de ne plus jamais revoir ; la réunion inattendue des gens de la haute société se trémoussant en compagnie de jeunes banlieusard qui ne rataient pas une miette de ce spectacle..
Je vous jure que ce soir là, le spectacle était également du coté des spectateurs ?
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Maze - " Live At New Orleans "
Quand en 1996 j'ai ouvert ma boutique, j'ai démarré avec un stock minuscule, quelques vinyles, une centaine de cd, et diverses revues..
J?ai plaisir à me souvenir de cette époque ou les plateformes sur le net n?en n?étaient qu?à leurs premiers balbutiements, ou l?on pouvait accueillir des clients qui se déplaçaient pour toucher, sentir, saluer, découvrir.
Je ne peux que regretter amèrement cette période, mais l?apitoiement n?est pas mon fort, et il serait idiot d?en vouloir à la technologie pour excuser l?affaissement considérable du chiffre d?affaire de ces années passées?
J'avais un bac soul en vinyles d'une vingtaine de disques (qui c'est considérablement étoffé depuis..) dans lequel figurait ce live.
Comment vous expliquer, vous faire ressentir la chance que c'est d'avoir fait de son métier la passion débordante que j'ai pour la soul, et d'attendre qu'une personne se profile près de ce bac pour lui faire découvrir ce genre de pièce ?
Je vais tenter de vous l?expliquer, je dis bien tenter, car je ne suis pas sur d'y arriver.. :
Elle entre, je perçois immédiatement si elle souhaite se rendre disponible, si elle consacrerai le temps nécessaire divers signes me le confirme, quelque chose d'impalpable...
Elle s'approche du bac, et passe en revue nonchalamment quelques James Brown, et autres compils , sans s'arrêter sur le disque.
" Vous ne connaissez pas cet album ? , non ? "
C'est ce genre d'instant suspendu, juste avant de commencer à parler du disque que j'apprécie le plus, voir dans les yeux de l'autre comme une sorte de regard approbateur, devinant instinctivement qu'elle va avoir droit au grand jeu
Commenter quelques anecdotes avant tout sur la richesse de la discographie de Frankie Beverly, dire qu'il existe dorénavant quelques bonnes compilations répertoriant ces premiers 45 trs sur le label anglais Goldmine, lui dire qu'il n'existe pas de timbre aussi généreux, de voix aussi limpide que celle de ce chanteur : il vous charme , vous séduit spontanément, et qu'il fallait tout l'enthousiasme d'un publique acquit d'avance pour enregistrer ce live, afin de rendre à ce groupe ce qu'il méritait depuis longtemps...
Une ovation tout simplement, et elle dure tout le long du concert, une célébration, un aboutissement, une merveille de dévouement. Vous sentez une osmose rarement atteinte à ce stade.Ecoutez l?enchainement entre Joy and pain, et Happy Feeling, sentez comme Frankie Beverly prend conscience de la hauteur de la liesse, un public est là, le c?ur ouvert, succombant à la tentation d?y croire vraiment cette fois ci?
Dans cette chanson, Happy feeling, il chante ceci « I?ve seen the light, i ' ve watched it shine down on me, i?m gonna spread my wings, i?m gonna tell what do i see «. Tout est dit, il offrira tout ce qu?il pourra car il a été touché par la lumière à laquelle on donnera la couleur que l?on veux, mais il l?a vu, et sont chant s?en fera l?interprète?
Depuis , il existe une réédition en cd, je ne vous la conseille pas, abstenez vous, c?est une hérésie, ils ont retiré l?intro, ou l?on entendait le commentateur introduire le groupe( les détenteurs du double lp savent de quoi je parle ), et toute la partie de « you « ( i got you ! ), pour ne faire démarrer le concert qu?à partir de « changing time « , c?est lamentable, vraiment...
Une hérésie qui sera très largement réparée par la sortie en dvd du concert ou l?on s?aperçoit
Que certaines chansons sont plus longues qu?à l?origine, et qu?elles avaient déjà été amputées de quelques minutes à l?époque sur le vinyle.
Non, maintenant , j?en suis convaincu, rien ne remplacera le plaisir que j?ai encore à encenser un album dans mes murs, car vous voyez immédiatement la magie s?opérer en direct, en posant le disque sur la platine, l?auditeur est conquit immédiatement.
Ce ne seront pas les courts extraits dont on peut parfois disposer qui se substitueront à la ferveur de l?admirateur que je suis, et resterai
La lecture d?une chronique, aussi belle soit elle, ne pourra donner selon moi , qu?un bref aperçu , on pourra s?orienter ensuite vers un achat instantané sur un quelconque site, mais si vous en avez la possibilité , foncez chez votre petit disquaire le plus proche, et commandez le lui, il se fera un plaisir de vous suggérer d?autre disques du même thème.
Et dites lui que c?est moi qui vous envoie, il vous fera certainement une petite réduction.
Les disquaires se font certes de plus en plus rares, mais je suis convaincu qu?ils reviendront en masse.
Chassez le naturel, il revient au galop dit le proverbe !
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J?écrivais ce texte il y a deux ans...Une édition existe depuis avec l?intro en entier !!
Alléluia !!!
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Labelle - Lady Marmelade - 1974
Si j?étais une nana, j?aurai réuni deux de mes plus grandes copines, leur aurai fais étudié le texte par c?ur, serai allé au puce trouvé les fringues les plus aguichants, les plus colorés, avec des plumes partout, des bottes à talon haut, aurai mis trois plombes à me maquiller, aurait mis au point la chorégraphie la plus incroyable pour ces 3,30 mn de bonheur?
Nous aurions écumé toutes les boites de Paris et d?ailleurs, tellement notre show aurait été réglé minutieusement, les spectateurs des premiers rangs auraient payé très cher pour qu?il fut placé à 2m de la scène tant le bruit qui courrait aurait été relayé de toutes parts..
Ma mère en personne serait venue un jour nous voir, ébahie, elle aurait assisté à un show dont elle garderai encore aujourd?hui un souvenir extraordinaire, se serait caché les yeux à la première minute, et en aurait suivi les prochaines derrière ces mains couvrant son visage, l?air de dire « Mon dieu, comment est ce possible.. »
C?est exactement à ça que je pense quand j?écoute cette chanson, elle incarne tout ce que la Nouvelle Orléans a de plus beau, de plus vrai, ce qui est l?empreinte même de ce coin : sa rue, sa musique, et l?art de combiner les deux?
Une chanson qui renvoie immédiatement dans les cordes tout ce que l?industrie musicale a pu faire naitre en termes de « Girls band »
La combinaison est parfaite, trois filles chevronnées à la scène, talentueuses au possible arrivent sur Epic en 1974 ..Le label confie alors à Allen Toussaint le soin de produire l?album, il a carte blanche, les Meters on déjà assumé leurs succès auprès du public, l?alchimie fonctionnera donc à merveille?
Mais quelle jubilation, quelle liesse ont-ils pu ressentir à la sortie du studio après avoir enregistré cette chanson?
Je suis absolument convaincu qu?ils savaient qu?ils tenaient là un tube planétaire, vous ressentez instantanément l?osmose qui habitait les chanteuses et les musiciens.
Patti Labelle déploie selon moi dans ce titre, tout ce qu?elle a dans le ventre, tout comme Nona Hendrix et Sarah Dash qui semble jubiler de lui donner la réplique..
Un morceau qui insinue instinctivement la mise en scène la plus formidable, imaginez vous?Un prostituée fardée de rouge et de vert déambule dans les rue de la New Orleans, arpentant son trottoir avec le flegme qu?on lui connaît, et croise les yeux d?un passant qui n?est pas prêt de se remettre de ce qu?il va s?apprêter à vivre?
Mon dieu oui, j?aurai souhaité être une femme, ne serait ce que pour me souvenir des ces années ou je faisais la joie des spectateurs?
Mais tiens?. ! J?y pense maintenant !!!, la chanson inclue ce personnage qu?est Joe qui lui aussi pourrai être là sur cette scène !!!!!!
J?en parle de suite à mes copines !!!! ah ah ah ah?
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